Deux robustes bergers, vaillants et fort capables,
Se disputaient l'amour d'une belle indomptable :
Une fière bergère, charmante et volontaire,
Se plaisant aux doux jeux de l’amour solitaire.
Mais que fait donc la belle, si seule et sans attente ?
Un soir d'été sous les étoiles éclatantes,
Ils frappent au logis de la belle méprisante,
Tant le désir de lever le voile les hante.
La rusée les conviant tous deux au festin
S’ils apportent œufs, pain, fromage et du bon vin,
Ils s’accordent, mais la flamme en son œil fait pire :
Ils en oublient la querelle et ses vains soupirs.
Repus et charmés, les deux amis, sans outrance,
Se laissèrent porter par la brûlante danse
De leurs regards si beaux, si doux et envoûtants,
Oubliant tourments et jalousie tout autant !
La nuit glisse en silence au cœur de leur repaire,
Où leurs corps déliés s'abandonnent en paire.
Maître Désir les unit dans un même élan,
Les enlace sous des yeux purs et bienveillants.
Leurs souffles emmêlés bercent l’ombre complice,
Tandis que la bergère, en un doux sacrifice,
Goûte aux plaisirs subtils qu’offre cette vision,
Vibrant au rythme lent de leur communion.
Comme la nuit entoure la maison taiseuse,
Se laissant aller à leurs idées licencieuses,
Les trois complices, sans l'ombre d'une lie,
Laissent alors leur passion sonner l’hallali.
La femme dans l’ombre du foyer alors reste,
Observant les deux bergers, sans le moindre geste,
Leurs corps s'entrelaçant dans une ardente étreinte,
Sous son regard ému et une joie non feinte.
Elle les contemple avec une lueur dans les yeux,
Savourant le spectacle de leur émoi joyeux.
Soupirs et gémissements remplissent alors l'air,
Mélodie du Bonheur, symphonie de Mahler.
Les gladiateurs, unis dans un même combat,
Partagent leurs élans et leurs cris, et leurs pas.
Le cœur battant au rythme fier de leurs étreintes,
Elle se bat avec eux en mêlant joie et crainte.
Voici qu’elle, témoin de cet amour agreste,
Lors, laissant parler la chair qui se manifeste,
Ressent en son sein une chaleur incendiaire
Et crie tant, et de joie, que les amants s'affairent.
Quand enfin trouvée l'extase tant attendue,
Voilà qu’elle leur sourit, heureuse et émue.
Elle sait que cette nuit reste à jamais gravée,
Dans les mémoires de ceux qui osent aimer.
Quand l’aube vint percer les brumes de la plaine,
Trois cœurs apaisés, loin de toute idée vilaine,
Se quittèrent en paix, le sourire attendri,
Gardant au fond des yeux l’éclat de cette nuit.
Ainsi, douce épître au creux de cette mémoire :
L’amour n’a ni carcan, ni règle ni devoir.
Si les corps s’accordent au chant de leurs murmures,
Qu’importe le moment, pourvu qu’il te soit pur.
Se disputaient l'amour d'une belle indomptable :
Une fière bergère, charmante et volontaire,
Se plaisant aux doux jeux de l’amour solitaire.
Mais que fait donc la belle, si seule et sans attente ?
Un soir d'été sous les étoiles éclatantes,
Ils frappent au logis de la belle méprisante,
Tant le désir de lever le voile les hante.
La rusée les conviant tous deux au festin
S’ils apportent œufs, pain, fromage et du bon vin,
Ils s’accordent, mais la flamme en son œil fait pire :
Ils en oublient la querelle et ses vains soupirs.
Repus et charmés, les deux amis, sans outrance,
Se laissèrent porter par la brûlante danse
De leurs regards si beaux, si doux et envoûtants,
Oubliant tourments et jalousie tout autant !
La nuit glisse en silence au cœur de leur repaire,
Où leurs corps déliés s'abandonnent en paire.
Maître Désir les unit dans un même élan,
Les enlace sous des yeux purs et bienveillants.
Leurs souffles emmêlés bercent l’ombre complice,
Tandis que la bergère, en un doux sacrifice,
Goûte aux plaisirs subtils qu’offre cette vision,
Vibrant au rythme lent de leur communion.
Comme la nuit entoure la maison taiseuse,
Se laissant aller à leurs idées licencieuses,
Les trois complices, sans l'ombre d'une lie,
Laissent alors leur passion sonner l’hallali.
La femme dans l’ombre du foyer alors reste,
Observant les deux bergers, sans le moindre geste,
Leurs corps s'entrelaçant dans une ardente étreinte,
Sous son regard ému et une joie non feinte.
Elle les contemple avec une lueur dans les yeux,
Savourant le spectacle de leur émoi joyeux.
Soupirs et gémissements remplissent alors l'air,
Mélodie du Bonheur, symphonie de Mahler.
Les gladiateurs, unis dans un même combat,
Partagent leurs élans et leurs cris, et leurs pas.
Le cœur battant au rythme fier de leurs étreintes,
Elle se bat avec eux en mêlant joie et crainte.
Voici qu’elle, témoin de cet amour agreste,
Lors, laissant parler la chair qui se manifeste,
Ressent en son sein une chaleur incendiaire
Et crie tant, et de joie, que les amants s'affairent.
Quand enfin trouvée l'extase tant attendue,
Voilà qu’elle leur sourit, heureuse et émue.
Elle sait que cette nuit reste à jamais gravée,
Dans les mémoires de ceux qui osent aimer.
Quand l’aube vint percer les brumes de la plaine,
Trois cœurs apaisés, loin de toute idée vilaine,
Se quittèrent en paix, le sourire attendri,
Gardant au fond des yeux l’éclat de cette nuit.
Ainsi, douce épître au creux de cette mémoire :
L’amour n’a ni carcan, ni règle ni devoir.
Si les corps s’accordent au chant de leurs murmures,
Qu’importe le moment, pourvu qu’il te soit pur.
© Lauranne
in Le Moulin des plaisirs, La Femme Fontaine - 2025-26
in Le Moulin des plaisirs, La Femme Fontaine - 2025-26