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Ô Maîtresse cruelle,
Je me soumets à Toi,
Le temps qu’une jarretelle
Me prive là de voix
Et étrangle mon  râle
En coït absolu !
Tu me veux, tu me tues
Et tu cherches ma flèche,
La veux dans ta chair nue,
La repousses et transperces
Ton sein de ma semence…
Nous voici en errances,
Toi le Diable, moi le Saint,
Le temps que nous rassemblent
Nos vices souverains ;
Et sur ma chair qui tremble,
Palpite et se débat,
Ton bel éclair de soufre
Brûle mon foutre déjà,
Tu le tires et l’étires,
Beau fil d’araignée
À la blancheur de lune,
Il va de l’as brun
Au prépuce carmin,
Reliant nos infortunes
Et nos fornications ;
Ainsi donc, de ta lune,
J’aurai la tentation,
Et prendrai en ton cul
D’une pénétration
Le satin rose et pâle
Et puis, de cet anale
Et belle fornication,
Deviendrai ton Vassal
Dans mes supplications…
Je me soumets à Toi,
Ô belle vierge pâle
Aux cernes polissons,
Reprenant de mes râles
Les belles intonations !
Et voici qu’à cheval,
Tu chevauches et te fonds
À cette verge Omphale
Qui va au plus profond
De tes vaux, de tes monts
Et te voici Vestale
Me mordant de ton con,
Bouche mettant à mal
Mon phallus érectile
Parcouru de frissons…
Ainsi, tu m’as vaincu,
Et sur tes fesses nues,
Je signe ma reddition…
© Jacques Hiers
2011